Beni-Lubero : Quand la guerre assassine l’école
L’éducation
des enfants est devenue une victime de la guerre dans le territoire de Beni et
de Lubero. Les balles, les machettes ne tuent pas que des corps, elles brisent
aussi les rêves et condamnent plusieurs enfants à grandir sans instruction.
Depuis
plusieurs années, les massacres répétées des ADF, les attaques des groupes
armés, les déplacements massifs de la population ont affaibli le système
éducatif dans les deux territoires longtemps meurtries. A Ndimu, Mbau, Kamango,
ou encore Nobili plusieurs écoles sont restées fermées pendant des mois voire
des années.
A
la rentrée scolaire 2024-2025, plusieurs écoles primaires de certains villages
du territoire de Beni n’ont pas rouvert leurs portes. Là où il y avait jadis
des enfants en uniforme, on trouve désormais des bâtiments vides, des bancs
calcinés ou envahit par la végétation.
Plus
inquiétant encore, certains enfants n’ont jamais connu l’école. D’autres ont dû
l’abandonner pour survivre, mendier ou être utiliser comme des porteurs ou
combattants par des groupes armés.
A
célà s’ajoute la détresse des
enseignants faiblement rémunérés, déplacés, beaucoup ont cessé d’enseigner pour
chercher d’autres moyens de survie. Les écoles qui tentent de fonctionner manque de sécurité et l’encadrement.
Dans
ce contexte, l’éducation ne peut plus être reléguée au second plan, elle doit être considérer comme un
pilier central de la résilience des populations et de la lutte contre
l’instabilité. Protéger les écoles, sécuriser les zones d’apprentissages,
renforcer les moyens des structures éducatives sont de prime à bord essentiels
pour maintenir l’éducation intact.
Il
faut refuser que la guerre dicte l’avenir, sauver l’école dans le territoire de
Beni et Lubero. Cherchons des moyens pour préserver la seule arme pacifique
capable de briser le cycle de la violence « le savoir »
Commentaires
Laisser un commentaire