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04 Sep, 2025 1
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Un héritage peut se partager, mais un frère ou une sœur ne se remplace jamais
Un
frère a ôté la vie de son petit frère par le couteau, à cause d’un conflit
d’héritage d’une parcelle familial à Malepe dans la ville de Beni au Nord Kivu.
Ce grand frère ne cessait de promettre au défunt qu’il le tuerai un jour parce
que c’était à lui d’hériter la parcelle; selon le témoignage d’un cousin à la
fratérie.
Ce drame rappelle combien les disputes autour
des biens familiaux peuvent détruire des vies et déchirer les liens de sang. La
terre et les maisons passent, mais la famille reste. Rien ne vaut la vie
humaine, rien ne peut justifier la haine au sein d’une même fratrie.
Choisissons
le dialogue et la médiation plutôt que la violence. Protégeons nos familles,
car elles sont le premier lieu de paix et d’avenir pour notre société.
Un
héritage peut se partager, mais un frère ou une sœur ne se remplace jamais.
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04 Sep, 2025 0
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Butembo: rues et marchés toujours envahis par les déchets
Même
avec Kalamu Service, la société chargée de la collecte des déchets, la ville de
Butembo reste toujours sale. Dans les rues, les galeries et les marchés,
caoutchouc, restes alimentaires et autres détritus continuent de s’accumuler, cette
situation met en danger la santé des habitants et dégrade l’image de la ville.
La
propreté de Butembo n’est pas seulement l’affaire de Kalamu Service, chacun de
nous a le devoir de rendre sa ville propre et donc éviter de jeter les déchets
dans la rue, trier ce qui peut l’être et participer aux actions de nettoyage.
Ensemble,
faisons respirer notre ville
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13 Aug, 2025 0
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Mariage interethnique, menace ou opportunité pour une culture
Le mariage interethnique divise les consciences, pour plusieurs peuples du Grand-Nord du Nord-Kivu, cette union avec « l’autre » est perçue comme un danger pour l’héritage identitaire. Les inquiétudes trouvent parfois racine dans un attachement visceral à la survie de la culture.Dans plusieurs familles, l’idée même qu’un fils ou une fille puisse se marier hors de la communauté suscite des réticences, voire des refus catégoriques. Les parents ont peur d’une dilution culturelle, d’un effacement progressif de la langue, des rites, des noms, des traditions.Une résistance culturelle qui interrogePour certains anciens, le mariage interethnique est vu comme un abandon « L’enfant qui épouse ailleurs finira par parler une autre langue, vivre une autre coutume, les notres risque de mourir » une des idées des anciens. Cette perception, bien que nourrie par l’amour de la culture frôle parfois l’exclusion et crée des tensions au sein même de la jeunesse.Et si la solution n’était pas dans le rejet, mais dans l’ouverture maîtrisée?La rencontre de deux cultures dans un foyer peut engendrer des tensions, mais elle offre aussi l’occasion de forger des ponts nouveaux, de revisiter sa propre identité à la lumière de l’altérité. La culture est une sève vivante, capable de traverser les temps, à condition d’être transmise avec intelligence, habitée avec fierté et partagée avec ouverture.Au fond, le vrai danger ne réside pas dans l’union entre deux ethnies, mais dans la peur de perdre ce qui ne se transmet déjà plus. Entre menace et opportunité, tout dépend du regard qu’on choisit de porter.
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13 Aug, 2025 0
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Grand Nord: entre oubli, solitude des victimes et rivalité des deuils, l’urgence d’une compassion sans frontières
À force de souffrir, les communautés sont tombées dans la comparaison de douleurs dans le Grand Nord du Nord-Kivu, on attend souvent « chez nous il y a eu plus de morts, là bas ce n’étais pas grave mais ils pleurent fort ceux de là que ceux d’ici » des tels discours nourrissent la rivalité mémorielle qui peut freiner la solidarité au sein des communautés.Dans plusieurs villages du territoire de Beni où les massacres à répétition ont déjà faits des centaines des morts, certains leaders de ces zones se sentent souvent oubliés quand ils voient la médiatisation des autres drames d’autres zones. Ceci crée un sentiment d’injustice qui poussent ces leaders à revendiquer leurs part de souffrance.Comparer les deuils ne nous aide pas car nous portons tous des blessures. Chaque vie perdue mérite du respect, unissons nos larmes pour la reconstruction de la paix car seule la solidarité dans douleurs peut nous guérir.
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04 Aug, 2025 0
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Nord-Kivu: La paix en actes, portée par des femmes de différentes confessions
Chaque conflit a laissé
derrière lui des cicatrices dans les communautés au Nord-Kivu. Là où les armes
ont dressé des murs entre les communautés, les femmes se sont dresséés comme
des piliers de résistance par des gestes quotidiens de survie et de solidarité.
Elles se sont engagées dans la restauration de la paix et la résilience de
leurs communautés.
Au-delà des discours,
ce sont des femmes engagées dans leurs communautés, qui ont soigné les plaies
laissées par la guerre, elles ont accueillis les déplacés et redonné une voix
aux vulnérables. Dans les villages comme dans les villes, elles ont mèné des
actions dans des conditions précaires, mais avec une détermination.
« On a compris que si
on attend que les armes se taisent pour agir, ce sera trop tard. Nous, femmes
du Nord-Kivu, nous portons la paix à notre manière. En réunissant les mamans
des communautés ennemies autour d’une prière commune, en écoutant les douleurs
de l’autre sans juger, en visitant les veuves et les orphelins. La paix, ce
n’est pas un mot, c’est une pratique quotidienne », témoigne Madame Liliane,
responsable d’un groupe interconfessionnel de femmes actives dans la région de
Butembo-Beni.
Ces groupes de femmes rassemblent
des croyantes issues de différentes Églises et confessions, qui travaillent
ensemble sans chercher à convertir, mais à réconcilier. Leurs actions vont de
la médiation entre personnes en conflit à l’organisation de cercles de parole
pour la lutte contre les messages de haine
La femme joue un rôle
dans la transmission de valeurs de paix aux enfants à travers l’éducation, le
soin, les récits d’espérance, elle prépare les générations futures à vivre
autrement. Et lorsque les autorités traditionnelles ou politiques se montrent
absentes des divisions, ce sont souvent des femmes qui osent dire non,
dénoncer, proposer d’autres chemins.
La paix ne viendra pas
d’ailleurs. Elle naît déjà ici, dans ces mains de femmes qui n’ont pas cessé de
bercer, de nourrir, de panser… et surtout de croire.
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04 Aug, 2025 0
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Nord-Kivu: Quand les confessions religieuses réapprennent le vivre-ensemble pour la paix
Les
conflits identitaires, les massacres et la peur de l’«
autre » ont longtemps déchiré le Nord-Kivu, ainsi les confessions religieuses ont
pris une place dans la cohésion sociale. Tandis que les communautés
se sont enfermées dans la méfiance, les Églises, les missions protestantes, les
assemblées évangéliques et les institutions musulmanes se sont engages dans la
restauration du vivre-ensemble.
Ces
confessions ne se contentent plus de prêcher la paix dans les lieux de culte.
Elles s’organisent en plateformes interreligieuses, créent des espaces de
dialogue et de médiation entre groupes autrefois antagonistes, et offrent des
accompagnements spirituels et psychologiques aux populations blessées par les
violences. Leurs leaders sont souvent sollicités pour apaiser les tensions, dans des villages comme dans les centres urbains.
Par
leur enracinement communautaire, ces confessions religieuses ont acquis une
capacité à atteindre des franges diverses de la population. Les femmes, les
jeunes, les anciens comme les déplacés ont trouvé dans ces lieux de foi un
refuge où l’on peut encore parler, écouter, et espérer. À travers des prédications,
des rencontres intercommunautaires, des actions humanitaires et des programmes
de sensibilisation, les groupes divisés se sont rapprochés.
L’éducation
à la paix est devenu une priorité dans ces entités. Dans les écoles, les
centres de formation et les mouvements de jeunesse, les responsables religieux ont
introduis des notions de justice sociale, de non-violence et de responsabilité.
Ce travail s’accompagne souvent d’une organisation de campagnes contre les
discours de haine, soutien aux familles des victimes de conflits,
accompagnement des ex-combattants dans leur réinsertion.
Face
à l’échec répété des politiques de sécurité, ces efforts portés par les
confessions religieuses ne prétendent pas remplacer l’État, mais ils montrent que
la paix ne se décrète pas mais elle se construit au quotidien, à travers des
gestes simples mais constants, portés par des voix spirituelles qui ont refusé
l’indifférence. En redonnant confiance aux cœurs abîmés et en reconnectant des
voisins devenus étrangers, les religions au Nord-Kivu s’imposent aujourd’hui comme
des bâtisseurs d’une cohésion sociale éfficace.
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25 Jul, 2025 0
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Nord-Kivu : La « sisi wotéïté », naturalisation ou naissance, être congolais c’est s’engager pour la paix et le vivre ensemble
Les tensions entre communautés sont
souvent nourries par les origines différentes de ses habitants dans le
Nord-Kivu. Pourtant, une vérité souvent
négligée demeure : beaucoup de ceux qu’on appelle « venus d’ailleurs » sont
aujourd’hui des Congolais à part entière, naturalisés selon la loi, enracinés
dans cette terre, et porteurs d’un avenir commun.
Dans le Grand-Nord, notamment à
Beni et Lubero, la communauté Yira, d’origine ougandaise selon les récits
historiques, s’est fondue dans la nation congolaise. Au Petit-Nord, à Rutshuru,
Masisi et Nyiragongo, les Hutu et Tutsi, eux aussi venus du Rwanda depuis des
générations, sont aujourd’hui des citoyens congolais par naturalisation.
Ces communautés, autrefois
perçues comme « étrangères », font aujourd’hui partie intégrante de la société
congolaise. Leurs enfants naissent, étudient, se marient et bâtissent ici, sur
le sol congolais. Face
aux discours de haine qui fragilisent la cohésion sociale, un message fort
émerge : « Congolais d’origine ou de naturalisation, nous avons le même droit
de vivre ici, dans la paix et la dignité. »
L’appartenance à une nation ne
se limite pas aux origines lointaines. Elle se construit chaque jour dans le
respect des lois, la contribution au développement et la volonté de vivre
ensemble. Le Nord-Kivu a
souffert des divisions alimentées par les discours identitaires. Il est temps
de dépasser ces clivages. Ce n’est ni l’origine, ni l’ethnie, mais l’engagement
pour la paix et la citoyenneté qui doit primer.
"La sisi wotéïté", Nous
sommes un. Refusons les étiquettes qui divisent. Favorisons l’unité et le vivre
ensemble, dans le respect de notre diversité.
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25 Jul, 2025 0
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Nord-Kivu : La « sisi wotéïté », naturalisation ou naissance, être congolais c’est s’engager pour la paix et le vivre ensemble
Les tensions entre communautés sont
souvent nourries par les origines différentes de ses habitants dans le
Nord-Kivu. Pourtant, une vérité souvent
négligée demeure : beaucoup de ceux qu’on appelle « venus d’ailleurs » sont
aujourd’hui des Congolais à part entière, naturalisés selon la loi, enracinés
dans cette terre, et porteurs d’un avenir commun.
Dans le Grand-Nord, notamment à
Beni et Lubero, la communauté Yira, d’origine ougandaise selon les récits
historiques, s’est fondue dans la nation congolaise. Au Petit-Nord, à Rutshuru,
Masisi et Nyiragongo, les Hutu et Tutsi, eux aussi venus du Rwanda depuis des
générations, sont aujourd’hui des citoyens congolais par naturalisation.
Ces communautés, autrefois
perçues comme « étrangères », font aujourd’hui partie intégrante de la société
congolaise. Leurs enfants naissent, étudient, se marient et bâtissent ici, sur
le sol congolais. Face
aux discours de haine qui fragilisent la cohésion sociale, un message fort
émerge : « Congolais d’origine ou de naturalisation, nous avons le même droit
de vivre ici, dans la paix et la dignité. »
L’appartenance à une nation ne
se limite pas aux origines lointaines. Elle se construit chaque jour dans le
respect des lois, la contribution au développement et la volonté de vivre
ensemble. Le Nord-Kivu a
souffert des divisions alimentées par les discours identitaires. Il est temps
de dépasser ces clivages. Ce n’est ni l’origine, ni l’ethnie, mais l’engagement
pour la paix et la citoyenneté qui doit primer.
"La sisi wotéïté", Nous
sommes un. Refusons les étiquettes qui divisent. Favorisons l’unité et le vivre
ensemble, dans le respect de notre diversité.
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25 Jul, 2025 0
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Nord-Kivu: Ces entraides invisibles qui consolident la paix
La
paix ne se mesure pas seulement en fin de coups de feu dans les territoires du
Grand Nord du Nord-Kivu. Elle se lit aussi dans les portes ouvertes, les
marmites partagées et les bras tendus vers l’inconnu. Dans la region marquée
par les déplacements, les pillages ou les séparations familiales, la solidarité
locale s’impose comme un rempart contre le désespoir.
Face
à l’arrivée de déplacés fuyant les combats ou les tensions, de nombreuses
familles, pourtant modestes, ouvrent leur case, partagent leur champ ou leur
maigre revenu. Ici, on ne demande pas d’où vient l’autre, on regarde s’il a
faim, s’il a froid, s’il peut dormir en sécurité. Ce sont des gestes simples,
mais qui redonnent une dignité à ceux que la guerre a tout pris.
Des
jeunes se regroupent pour reconstruire la maison d’une veuve. Des mamans
rassemblent quelques vivres pour une famille arrivée sans rien. Des commerçants
font crédit à ceux qui viennent de tout perdre. Et chaque fois, ce n’est pas
par luxe, mais par choix. Parce qu’on sait ce que signifie tout recommencer.
Ces
pratiques d’entraide créent des liens entre communautés. Elles désamorcent les
tensions, réduisent les risques de stigmatisation et participent à reconstruire
une confiance mutuelle là où l’instinct de survie aurait pu creuser
l’indifférence.
Dans
ce contexte, la paix ne dépend pas seulement des décisions politiques ou des
accords signés. Elle repose aussi sur cette capacité collective à dire: « tu
n’es pas seul ». Ce sont ces gestes de solidarité du quotidien qui rendent le
tissu social plus solide que les discours.
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11 Jul, 2025 0
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Nord-Kivu: Quand les travaux communautaires deviennent des ponts entre communautés divisées
Les initiatives de réconciliation
prennent parfois la forme la plus humble, celle du travail collectif. Dans
plusieurs villages du Grand Nord du Nord-Kivu comme à Mbau, Miriki ou encore Manguredjipa,
le salongo, les réhabilitations de routes, de sources d’eau ou les nettoyages
des espaces publics réunissent des communautés longtemps déchirées par des
conflits intercommunautaires.
Là où régnaient jadis la méfiance, les
rancunes héritées et les silences pesants, les gestes simples du quotidien
recréent du lien. Travailler côte à côte permet non seulement d’améliorer les
conditions de vie, mais aussi de retisser, dans l’effort commun, une cohésion
sociale mise à mal par des années de tensions.
Portés par les structures locales de
paix, les chefs coutumiers ou encore les jeunes eux-mêmes, ces travaux
deviennent des espaces informels de dialogue. Sans grandes déclarations, ils
permettent la rencontre, le rapprochement et l’apprentissage de la coopération.
Chaque coup de pelle ou de houe devient un acte de reconstruction, aussi bien
matérielle qu’humaine.
Dans certaines localités, des chemins
agricoles ont été réhabilités par des groupes issus de communautés longtemps
opposées. Ces voies de communication ne servent pas seulement à désenclaver des
villages: elles incarnent une volonté partagée d’avancer ensemble.
Dans cette région souvent marquée par la
violence et la division, la paix ne se proclame pas toujours dans les discours.
Elle s’incarne dans des actions concrètes, modestes mais profondes, qui
redonnent sens au vivre-ensemble. Ainsi, les travaux communautaires deviennent
plus que des corvées: de véritables passerelles entre des mondes autrefois
séparés.
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11 Jul, 2025 0
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Nord-Kivu: Entre rumeurs et vérité; les radios, les leaders d’opinions et réseaux sociaux à l’épreuve de la paix
L’information
circule à grande vitesse, portée par les radios locales, les réseaux sociaux et
les échanges quotidiens dans les territoires de Beni et Lubero. Pourtant,
marqué par l’instabilité sécuritaire et les fractures sociales, chaque mot
prononcé ou relayé peut avoir des conséquences lourdes.
Rumeurs
virales, messages audio malveillants, publications hâtives sur les plateformes numériques…
Ces derniers mois, plusieurs événements ont révélé l’impact parfois dévastateur
d’une parole incontrôlée. Il suffit d’un contenu mal interprété pour attiser
les tensions, raviver les méfiances ou alimenter la haine entre groupes.
Ainsi,
la responsabilité dans la prise de parole s’impose. Adopter un langage mesuré,
s’assurer de la véracité des faits avant diffusion, éviter les stigmatisations
et les incitations à la violence; ces gestes, bien que simples, peuvent devenir
des remparts contre la discorde.
Conscientes
de leur rôle, certaines radios communautaires du Grand Nord s’engagent
activement pour promouvoir une communication apaisante. Formations, émissions
éducatives, débats équilibrés, espaces d’expression pacifiques… autant
d’initiatives qui contribuent à restaurer la confiance et à favoriser l’écoute
mutuelle.
Face
aux tensions identitaires, encourager une parole responsable est un acte de
résilience collective, car dans une région où la parole peut amplifier les
conflits, elle peut aussi en être la clé de résolution. La paix, ici, commence
souvent par le choix des mots.
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26 Jun, 2025 0
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Nord-Kivu: Quand la rumeur alimente la violence, la jeunesse doit choisir la paix
Dans plusieurs villes et villages du Nord-Kivu, des
scènes de vandalisme se répètent, boutiques saccagées, biens publics
endommagés, incendies allumés lors de jours fériés. À l’origine? De simples
rumeurs, rarement vérifiées, mais largement partagées.
Des jeunes, souvent sans preuves, prennent pour cible
des personnes ou des lieux désignés à tort comme ennemis de la communauté. Il
suffit d’une information douteuse relayée sur les réseaux sociaux ou dans la
rue pour que la tension monte et que la violence éclate.
Ces actes, présentés parfois comme des gestes de «
justice populaire », ne sont en réalité que des réactions irréfléchies qui
plongent la ville dans l’insécurité. Allumer un feu dans la rue n’éclaire pas
la vérité. Détruire un bien, c’est nuire à toute la communauté.
En cette période fragile, la jeunesse du Nord-Kivu est
appelée à la responsabilité. Elle doit refuser la manipulation et la violence.
La jeunesse doit prendre conscience pour afin réagir avec discernement, vérifier les informations,
privilégier
le dialogue face à des telles situations
Chacun, jeune ou adulte, du Nord-Kivu ou
ailleurs doit apprendre
à transformer sa colère en engagement pacifique, car la vraie force n’est pas dans la destruction, mais
dans la construction.
Le Nord-Kivu mérite une jeunesse vigilante, et non
violente.