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07 Oct, 2025 1 0

Beni-Lubero: la CDJP/Butembo-Beni renforce les capacités des jeunes à risque sur la citoyenneté, les valeurs de paix et la lutte contre les VBG

Dans le cadre du projet « Prévention des conflits dans les zones de construction des microcentrales pour l’électrification », mis en œuvre en partenariat avec REDD et financé par MISEREOR, la CDJP/Butembo-Beni a lancé une série d’ateliers de renforcement des capacités des jeunes à risque sur la citoyenneté, les valeurs de paix et la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG). Ces formations se sont déroulées dans trois sites dont Kyondo, Lubero et Butembo. À Butembo, plusieurs jeunes ont salué l’initiative, tout en évoquant les réalités qui les poussent parfois vers des actes de contestation, « Ce n’est pas toujours le manque de moyens qui pousse certains à participer à des marches interdites. Pour quelques-uns, c’est un loisir, pour d’autres, une manière de se faire entendre. Mais le chômage reste une grande cause. Si quelqu’un me proposait de l’argent pour marcher, je ne refuserais sans doute pas, faute de travail. Souvent, ces marches naissent de l’inefficacité des autorités, elles n’écoutent pas quand tout est calme, mais réagissent quand la rue s’agite », témoigne Kasereka Nzeghuliro Charles, jeune de Butembo.Nestor, un jeune du quartier Congo ya Sika a estimé que cette formation est une opportunité pour changer les mentalité des jeunes « J’ai compris que la vraie citoyenneté, c’est d’abord aimer la paix, respecter les lois et penser au bien commun. Nous devons apprendre à exprimer nos frustrations sans violence. »De son côté, l’animateur de la CDJP, M. Héritier Muhindo, a rappellé l’importance de ces ateliers dans la consolidation de la paix « Ces jeunes sont souvent instrumentalisés par des groupes politiques ou violents. En les outillant sur la citoyenneté et la non-violence, nous semons les bases d’une génération consciente, responsable et promotrice de la paix dans leurs communautés. »
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07 Oct, 2025 0 0

Butembo: la CDJP impulse la valorisation des déchets à travers un atelier de partage d’expériences

La Commission Diocésaine Justice et Paix (CDJP) de Butembo-Beni poursuit son engagement en faveur d’un environnement sain et d’une économie verte. Le vendredi 3 octobre 2025, elle a réuni dans la rande salle de la CDJP plusieurs acteurs publics et privés autour d’un atelier de partage d’expériences sur la valorisation des déchets.Autour de la même table, représentants de l’autorité urbaine, membres de la société civile, services de l’environnement et promoteurs d’entreprises locales ont échangé sur leurs initiatives et les défis liés à la gestion durable des déchets à Butembo.Parmi les participants, Bernardin Vighanzire, responsable de la coopérative SOCOOPROCHIA, a présenté les activités de sa structure engagée dans la production de pavés, d’engrais et de charbon vert. Il a toutefois évoqué les limites techniques freinant leur expansion « Nous transformons déjà une partie des déchets, mais l’absence d’un équipement adapté, notamment un carbonisateur, nous empêche d’augmenter notre production. Cet appareil coûte près de 23 000 dollars, un montant encore hors de portée pour nous », a-t-il expliqué.De son côté, l’ingénieur Jures Kambale de l’Institut Supérieur de Chimie Appliquée (ISCA) a mis en avant le potentiel scientifique local « À l’ISCA, nous expérimentons la production de vin à base de noyaux d’avocat, ainsi que la fabrication de biogaz, de biocarburant et d’engrais. Ce sont des initiatives prometteuses, même si nous travaillons encore avec des moyens limités », a-t-il précisé.Présent à la rencontre, le représentant du maire, Kambale Sikuli Gérard, a salué la démarche de la CDJP qui, selon lui, contribue à l’assainissement urbain « La CDJP montre la voie en mobilisant tous les acteurs autour de la propreté et de la gestion écologique des déchets. Nous encourageons les entreprises et la société civile à poursuivre dans cette dynamique », a-t-il déclaré.Clôturant l’atelier au nom de l’évêque, l’abbé Aurélien Kambale Rukwata a invité chacun à s’investir davantage pour le bien commun « Chaque effort compte. Valoriser les déchets, c’est aussi valoriser la vie et la dignité de notre ville », a-t-il souligné
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24 Sep, 2025 0 1

Diocèse de Butembo-Beni: La CDJP célèbre la première Journée nationale Justice et Paix

La première Journée nationale Justice et Paix a été célébrée ce dimanche 21 septembre 2025 en RDC. À Butembo-Beni, la Commission Diocésaine Justice et Paix (CDJP) a marqué l’événement par une messe présidée par Mgr SIKULI PALUKU Melchisédech à la paroisse universitaire Saint Cyrille d’Alexandrie. Dans son homélie, l’Evêque a invité les fidèles à donner du poids aux petits gestes du quotidien « Saluer, demander pardon ou répondre à un appel manqué peut paraître insignifiant, mais ce sont des actes qui portent la paix », a-t-il souligné. Mgr Sikuli a aussi encouragé chacun à puiser dans les dons de Dieu pour avancer dans la vie chrétienne; l’Esprit saint qui éclaire, la Parole pour nourrir la méditation, les sacrements comme sources de grâce, et la présence de Jésus dans l’Eucharistie. « Celui qui met à profit ces richesses entrera dans la joie de son Maître », a-t-il affirmé. Un autre appel a concerné la responsabilité. Selon le prélat, la reddition de comptes doit s’imposer à tous; autorités politiques, responsables ecclésiastiques, mais aussi chaque personne dans sa famille et sa communauté. Enfin, il a exhorté les fidèles à partager leurs biens avec les plus démunis. En fin son excellence l’Evêque a lancé un appel à ceux qui alimentent la guerre « Cette journée est l’occasion de rappeler à ceux qui détruisent la paix qu’ils doivent renoncer à leurs actes. Ils doivent comprendre qu’il n’est pas juste d’attenter à la vie humaine et de multiplier les violences. Nous devons garder l’espérance: le mal qu’ils sèment ne triomphera pas sur le bien », a-t-il insisté.
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24 Sep, 2025 0 0

Diocèse de Butembo-Beni: la CDJP place la première Journée nationale Justice et Paix sous le signe de la réflexion scientifique

La Commission Diocésaine Justice et Paix (CDJP) Butembo-Beni a organisé une journée scientifique à la veille de la première Journée nationale Justice et Paix, célébrée désormais chaque 21 septembre sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo. Réunis dans la salle des réunions de la CDJP/Butembo-Beni, autorités religieuses, chercheurs, acteurs de la société civile et représentants de diverses structures sociales ont échangé autour du thème national d’« Agissons maintenant pour une démocratie au service de la paix et du bien-vivre-ensemble ». La rencontre s’est ouverte par une prière présidée par Mgr PALUKU SIKULI Melchisédech, Évêque du diocèse de Butembo-Beni. Dans son allocution introductive, le prélat a rappelé que « c’est autour du destin d’un peuple meurtri que tournent les thèmes de réflexion de cette journée ». Il a exhorté les participants à s’approprier la dynamique lancée par les Évêques du Congo en lien avec le pacte social pour la paix et le bien-vivre-ensemble. Pour l’Abbé Aurélien Kambale Rukwata, Directeur de la CDJP/RN, cette initiative traduit la volonté de l’Église d’accompagner un processus de refondation de l’État congolais « Pendant que nous voulons agir immédiatement pour la démocratie, dans le cadre de sauvegarder la paix et de vivre ensemble, nous entrons automatiquement dans la logique du pacte social pour la paix en RDC et dans les Grands Lacs. La population doit devenir artisan de paix en s’appropriant et en vivant le message des évêques », a-t-il déclaré. Au cours de cette journée, cinq sous-thèmes scientifiques ont nourri la réflexion; la participation de l’Église à la refondation de l’État dans le cadre du pacte social pour la paix (Abbé Aurélien Rukwata) ; l’insécurité, le bien-vivre-ensemble et la cohésion sociale dans la communauté Yira (Prof. Athanase Waswandi NGOLIKO); les défis de la paix et de la démocratie en RDC : quelles pistes de solution ? (Abbé Télésphore MALONGA); Conséquences de l’insécurité chronique dans le Grand-Nord du Nord-Kivu (psychologue Liliane SIVYALEGHANA); ce qu’il faut savoir de la CEJP, de la CDJP/Butembo-Beni, et des CPJP (Maître Héritier MUHINDO). La célébration s'est poursuit le dimanche 21 septembre par une messe à la paroisse Saint Cyrille d’Alexandrie de l’UCG, point culminant de cette première Journée nationale Justice et Paix.
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17 Sep, 2025 0 0

Journée Nationale Justice et Paix: la Commission Diocésaine Justice et Paix de Butembo-Beni organise un cadre d'échange citoyen

Le dimanche 21 septembre, la journée nationale Justice et paix. En diocèse de Butembo-Beni, La Commission diocésaine Justice et Paix/Butembo-Beni se prépare à célébrer cette journée sous le thème national intitulé: « Agissons maintenant pour une démocratie au service de la paix et du bien vivre ensemble ». En complément à cette célébration, une conférence est organisée le samedi 20 septembre, elle réunira les responsables religieux, les leaders d’opinion, les étudiants et d’autres couches de la population autour de différents sous-thèmes mentionnés sur la note conceptuelle de cette journée. Pour favoriser une large participation, la CDJP/Butembo-Beni met à disposition les documents officiels de l’événement dont l’invitation, la lettre de l’Evêque et la note conceptuelle de la journée. En plus de la présence sur place, la conférence sera retransmise en direct sur la page Facebook de la Commission diocésaine Justice et Paix, pour ainsi permettre à chacun de suivre et de contribuer à cette réflexion. Téléchargez ci-dessous le kit complet de la conférence 
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13 Sep, 2025 0 0

Butembo: La CDJP mise sur un partenariat public-privé dans la gestion des déchets pour sortir la ville de l’insalubrité

Malgré le partenariat établi entre la mairie et Kalamu Service, une entreprise chargée de la collecte des déchets, la ville de Butembo reste confrontée l’insalubrité. Pour analyser les faiblesses de cette collaboration et dégager de nouvelles perspectives, la Commission Diocésaine Justice et Paix (CDJP/Butembo-Beni), avec l’appui de CAFOD, a réuni ce mercredi 10 septembre 2025 plusieurs acteurs impliqués dans l’assainissement et la protection de l’environnement autour d’un atelier consacré à l’analyse du partenariat public-privé dans la gestion des déchets et perspectives durables. Les discussions ont éclarci des difficultés déjà connues. Kalamu Service, par son représentant Raphaël, a reconnu que si 78 % des adhérents avaient honoré leurs engagements financiers, les opérations restaient ralenties par la panne récurrente de véhicules censés collecter les déchets. Un propos qui a suscité plusieurs critiques. La Fédération des entreprises du Congo a estimé que l’entreprise Kalamu devait changer de stratégie en se rapprochant davantage des commerçants. Pour la FEC, Kalamu dévait passé par un système de porte-à-porte dans des galeries et devait songé à s’approcher de la FEC « Kalamu ne nous a jamais rapprocher, on ne peut pas travailler avec quelqu’un qui reste invisible », a tranché son représentant. La mairie, de son côté, a rappelé qu’elle avait déjà assuré le ménage du centre-ville avec un seul camion autrefois, ainsi il a invité Kalamu Service à faire preuve de cohérence et à solliciter son appui technique lorsque nécessaire. Le Directeur de la CDJP, l’abbé Aurélien Rukwata, a pour sa part averti que si les déchets devront être laissés trop longtemps devant les portes célà risquerait de transformer les efforts d’assainissement en une contre-campagne contre la mairie et son partenaire Kalamu Service. Ce dernier doit être conséquent, les déchets devront être aussitot déposes, aussitot vidés. À l’issue de l’atelier, les participants ont proposé d’explorer une approche technique et réaliste pour recycler les déchets collectés. La CDJP/Butembo-Beni s’est engagée à organiser une nouvelle rencontre spécifiquement dédiée à cette question, à condition qu’un dépotoir soit aménagé pour accueillir les déchets avant leur valorisation.
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04 Sep, 2025 1 0

Un héritage peut se partager, mais un frère ou une sœur ne se remplace jamais

Un frère a ôté la vie de son petit frère par le couteau, à cause d’un conflit d’héritage d’une parcelle familial à Malepe dans la ville de Beni au Nord Kivu. Ce grand frère ne cessait de promettre au défunt qu’il le tuerai un jour parce que c’était à lui d’hériter la parcelle; selon le témoignage d’un cousin à la fratérie.  Ce drame rappelle combien les disputes autour des biens familiaux peuvent détruire des vies et déchirer les liens de sang. La terre et les maisons passent, mais la famille reste. Rien ne vaut la vie humaine, rien ne peut justifier la haine au sein d’une même fratrie. Choisissons le dialogue et la médiation plutôt que la violence. Protégeons nos familles, car elles sont le premier lieu de paix et d’avenir pour notre société. Un héritage peut se partager, mais un frère ou une sœur ne se remplace jamais.                                                                                                         
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04 Sep, 2025 0 0

Butembo: rues et marchés toujours envahis par les déchets

Même avec Kalamu Service, la société chargée de la collecte des déchets, la ville de Butembo reste toujours sale. Dans les rues, les galeries et les marchés, caoutchouc, restes alimentaires et autres détritus continuent de s’accumuler, cette situation met en danger la santé des habitants et dégrade l’image de la ville. La propreté de Butembo n’est pas seulement l’affaire de Kalamu Service, chacun de nous a le devoir de rendre sa ville propre et donc éviter de jeter les déchets dans la rue, trier ce qui peut l’être et participer aux actions de nettoyage. Ensemble, faisons respirer notre ville
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27 Aug, 2025 0 1

Lubero : la CDJP/Butembo-Beni initie une table ronde pour prévenir les conflits fonciers à Musimba

Une table ronde a réuni les autorités politico administrative de Lubero, chefs coutumiers, représentants religieux et acteurs du secteur foncier autour d’un enjeu des conflits liés aux amodiations de terre, appelées "mukulukyo", le 15 août 2025 à Musimba en territoire de Lubero.Cette rencontre a été convoquée par la Commission Diocésaine Justice et Paix (CDJP/Butembo-Beni), sous l’impulsion de l’abbé Ildefonse Kagheni, curé de la paroisse Notre Dame de Guadeloupe. Fidèle à sa mission de prévention et de médiation, la CDJP a offert un cadre de dialogue où les différentes parties ont pu exprimer leurs frustrations et rechercher des pistes de solution.Après des échanges, les participants ont identifié la vente désordonnée des terres et la pauvreté des familles terriennes comme principales sources des tensions. Ces pratiques alimentent des querelles internes, opposent vassaux et chefs coutumiers et finissent souvent devant les tribunaux.Face à ce constat, la CDJP a encouragé la réflexion en carrefours, ce qui a permis de dégager des recommandations comme la sensibilisation de la population sur la loi foncière, l’instauration de la commission locale de médiation et limiter, en cette période d’état de siège, les opérations de lotissement.
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13 Aug, 2025 0 0

Mariage interethnique, menace ou opportunité pour une culture

Le mariage interethnique divise les consciences, pour plusieurs peuples du Grand-Nord du Nord-Kivu, cette union avec « l’autre » est perçue comme un danger pour l’héritage identitaire. Les inquiétudes trouvent parfois racine dans un attachement visceral à la survie de la culture.Dans plusieurs familles, l’idée même qu’un fils ou une fille puisse se marier hors de la communauté suscite des réticences, voire des refus catégoriques. Les parents ont peur d’une dilution culturelle, d’un effacement progressif de la langue, des rites, des noms, des traditions.Une résistance culturelle qui interrogePour certains anciens, le mariage interethnique est vu comme un abandon « L’enfant qui épouse ailleurs finira par parler une autre langue, vivre une autre coutume, les notres risque de mourir » une des idées des anciens. Cette perception, bien que nourrie par l’amour de la culture frôle parfois l’exclusion et crée des tensions au sein même de la jeunesse.Et si la solution n’était pas dans le rejet, mais dans l’ouverture maîtrisée?La rencontre de deux cultures dans un foyer peut engendrer des tensions, mais elle offre aussi l’occasion de forger des ponts nouveaux, de revisiter sa propre identité à la lumière de l’altérité. La culture est une sève vivante, capable de traverser les temps, à condition d’être transmise avec intelligence, habitée avec fierté et partagée avec ouverture.Au fond, le vrai danger ne réside pas dans l’union entre deux ethnies, mais dans la peur de perdre ce qui ne se transmet déjà plus. Entre menace et opportunité, tout dépend du regard qu’on choisit de porter.
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13 Aug, 2025 0 0

Grand Nord: entre oubli, solitude des victimes et rivalité des deuils, l’urgence d’une compassion sans frontières

À force de souffrir, les communautés sont tombées dans la comparaison de douleurs dans le Grand Nord du Nord-Kivu, on attend souvent « chez nous il y a eu plus de morts, là bas ce n’étais pas grave mais ils pleurent fort ceux de là que ceux d’ici » des tels discours nourrissent la rivalité mémorielle qui peut freiner la solidarité au sein des communautés.Dans plusieurs villages du territoire de Beni où les massacres à répétition ont déjà faits des centaines des morts, certains leaders de ces zones se sentent souvent oubliés quand ils voient la médiatisation des autres drames d’autres zones. Ceci crée un sentiment d’injustice qui poussent ces leaders à revendiquer leurs part de souffrance.Comparer les deuils ne nous aide pas car nous portons tous des blessures. Chaque vie perdue mérite du respect, unissons nos larmes pour la reconstruction de la paix car seule la solidarité dans douleurs peut nous guérir.
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13 Aug, 2025 0 0

CDJP/Butembo-Beni : Dialogues sociaux pour restaurer la confiance entre population et autorités face aux défis sécuritaires

La Commission Diocésaine Justice et Paix (CDJP/Butembo-Beni) a réuni, du 6 au 12 août à Kyondo, Lubero et Butembo, les autorités locales, la justice, les leaders communautaires et la société civile dans le cadre de dialogues sociaux visant à renforcer la collaboration entre la population et les instances de sécurité, de justice et de gestion des conflits civils et pénaux.C'est dans le cadre du projet de prévention des tensions autour des sites de construction de microcentrales hydroélectriques en territoires de Lubero et Beni, mis en œuvre avec le soutien de REDD et le financement de MISEREOR.Ces séances, réparties sur trois sites dont Kyondo, Lubero et Butembo ont permis aux participants de révéler la montée des tracasseries imputées aux groupes armés Wazalendo en périphérie urbaine et le recours à la justice populaire coercitive.« Il y a de plus en plus d’exagération dans la justice populaire ; les gens ne viennent plus voir les parajuristes ou les autorités des quartiers. Ils s’adressent désormais aux Wazalendo pour obtenir une résolution par la force », déplore Esther Manzekele, cheffe adjointe de la cellule Vulamba.Ce recours à des solutions extra-judiciaires interroge la relation entre population et institutions. La plus part de responsables locaux ont reconnu que l’absence de dialogue fragilise cette confiance entre population et autorités. «Nous organisons chaque lundi des forums de quartier pour évaluer la situation sécuritaire, mais nous n’invitons pas directement la population à discuter. Cela évite les disputes, mais limite aussi l’échange », admet Jules KAMUHA, chef adjoint du quartier MATEMBE.Aucours du débat, la confusion autour des compétences dans la résolution des conflits a été éclairé « Le viol, le port d’armes, le meurtre ou l’avortement sont traités à des niveaux supérieurs, mais les conflits fonciers peuvent se résoudre à la base. Pourtant, la population saute souvent les étapes. Est-ce par ignorance ? Pour restaurer la confiance, il faudrait instruire les citoyens sur les types de conflits qu’ils peuvent porter loin et ceux qu’ils peuvent régler à la base» précise le chef adjoint du quartier MATEMBE.En marge des discussions, REDD a fait le point sur l’avancement des travaux des microcentrales. Les équipements principaux sont déjà sur place ou en cours d’acheminement et l’installation de la turbine est prévue dans deux mois et la fin des travaux dans quatre mois. L’électricité produite sera distribuée via un système de compteurs, tel celui d’ENK.