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03 May, 2025 0 0

Lubero : La CDJP/Butembo-Beni forme les leaders religieux et communautaires sur les l’égalité de genre et la transformation des normes sociales

Dans le cadre du programme Mwanamke, Amani na Usalama (MAnU 2.0), la Commission Diocésaine Justice et Paix de Butembo-Beni (CDJP/Butembo-Beni) a organisé à Lubero un atelier de formation réunissant des leaders religieux et communautaires issus de l’Église catholique, des confessions protestantes, des églises de réveil et de la communauté islamique.L’objectif de cette activité a été d’outiller ces responsables sur l’identification des normes sociales nuisibles aux femmes et sur leur rôle dans la promotion de l’égalité de genre. Elle visait également à évaluer leur implication dans la lutte contre les discriminations et à documenter la représentativité féminine dans les instances décisionnelles religieuses.Les échanges ont permis de renforcer les compétences des participants et de faire émerger des engagements concrets en faveur de la justice de genre. Cette initiative est d’une importance capitale dans la transformation des normes sociales, en s’appuyant sur l’influence morale et spirituelle des leaders religieux. 
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03 May, 2025 0 0

Lubero : Les hommes engagés formés sur la masculinité positive par la CDJP/Butembo-Beni

La Commission Diocésaine Justice et Paix de Butembo-Beni (CDJP/Butembo-Beni) a organisé un atelier de coaching à l’égard des hommes engagés dans la promotion de la masculinité positive en territoire de Lubero. C'est dans le cadre du programme Mwanamke, Amani na Usalama (MAnU 2.0) mis en œuvre en consortium avec Mensen met een Missie (MM), Care Netherlands et SPR.Cette activité a réuni des membres des groupes de réflexion communautaires, déjà familiarisés avec l’approche de l’« homme modèle », pour approfondir leurs connaissances sur les violences basées sur le genre (VBG) et l’analyse des normes sociales discriminatoires. Les participants ont échangé sur les violences basées sur le genre, analysé les normes sociales en vigueur et simulé des situations concrètes pour mieux incarner et transmettre des attitudes positives dans leur environnement familial et communautaire.À l’issue de la session, plusieurs engagements ont été pris pour poursuivre ce combat, même au-delà du programme. Des normes discriminatoires ont été identifiées comme ayant évolué grâce à leur action, et des mécanismes de suivi ont été mis en place pour assurer la pérennité de l’initiative.
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03 May, 2025 0 0

Lubero : la CDJP/Butembo-Beni renforce le plaidoyer et le travail en réseau à travers une session de coaching des associations féminines et le comité de pilotage 1325

La Commission Diocésaine Justice et Paix de Butembo-Beni (CDJP/Butembo-Beni), a organisé à Lubero une session de coaching sur le plaidoyer et le travail en réseau à Lubero à l’intention des associations féminines partenaires et des membres du comité de pilotage 1325. Cette activité s’inscrit dans le cadre du programme Mwanamke, Amani na Usalama (MAnU 2.0), mis en œuvre en consortium avec Mensen met een Missie (MM), Care Netherlands et SPR.L’objectif principal a été de renforcer les capacités des participantes en matière de plaidoyer et de travail en réseau. Les bénéficiaires ont été outillées sur les techniques d’influence politique, administrative et militaire, ainsi que sur la rédaction de notes de plaidoyer. Des exercices pratiques et des échanges sur les mécanismes de collaboration locale ont permis de mieux ancrer les acquis.Les participants ont exprimé leur volonté de poursuivre le plaidoyer pour la promotion de la paix. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de pérennisation des actions du programme MAnU 2.0, qui vise une participation féminine dans les processus de décision et de consolidation de la paix en RDC et au Burundi.
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12 Apr, 2025 0 0

CDJP/Butembo-Beni : 12 médiations communautaires menées à Kyondo et Luotu au premier trimestre 2025

La Commission Diocésaine Justice et Paix du Diocèse de Butembo-Beni (CDJP/Butembo-Beni), à travers son Comité Paroissiale Justice et Paix (CPJP), a mené 12 médiations dans les paroisses Immaculée conception de Kyondo et Saint Henri de Luotu entre janvier et mars 2025. Parmi elles, 7 conflits ont été résolus, tandis que 5 sont encore en cours de traitement.À Luotu, 4 dossiers ont été traités dont un conflit d’héritage familial impliquant K. N. A et son frère K, résolu grâce à une médiation équitable suivie d’un repas de réconciliation ; un conflit foncier datant de 1996, entre P. K et P. M, a trouvé une issue grâce à une descente sur terrain, deux cas d’abus de confiance et d’abandon familial ont également été résolus par confrontation et excuses mutuelles.A Kyondo, la plus part des conflits résolues ont été liés au foncier. 8 médiations, dont 5 sont encore en cours ont été conduites. 4 litiges de vente de parcelles avec des promesses contradictoires, une dette impliquant l’Eglise et un particulier, un cas d’incendie de champ par imprudence, évalué par un agronome et soldé par une compensation en 5 chèvres, un cas d’abus de confiance entre père et fils conclu par un accord et un cas de bagarre suite à la divagation d’un porc, clôturé après paiement d’un dédommagement.Ces conflits ont ete résolus en utilisant des approches fondées sur l’écoute, la vérité et la justice; les descentes sur terrain ont été effectuées et l’intervention de la police ou d’actes écrits dans certains cas. Les conflits fonciers sont dominants, souvent liés à l’absence de titres légaux et à la double vente de terres.La CDJP/Butembo-Beni via les CPJP contribue au renforcement de la paix dans les milieux tant ruraux qu’urbains du diocèse de Butembo-Beni grâce à ces initiatives de médiation. Ces chiffres représentent des familles réconciliées, des litiges désamorcés…
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09 Apr, 2025 0 0

Territoire de Beni: La CDJP/Butembo-Beni lance le “Peace Project” pour restaurer la paix

La Commission Diocésaine Justice et Paix (CDJP) de Butembo-Beni a lancé un atelier d'information ce mercredi 9 avril 2025 à Beni dans le cadre du Peace Project, un projet visant à répondre à l'absence de paix dans la région du Grand Nord-Kivu. Ce projet a pour objectif d’identifier les facteurs d’insécurité, promouvoir le dialogue et soutenir les leaders religieux et communautaires dans la transformation des conflits. Il vise également à renforcer la cohésion sociale et à influencer les politiques locales et internationales en faveur de la paix.L’abbé Aurélien Rukwata, directeur de la CDJP Butembo-Beni, a insisté sur l’importance de l’appropriation du projet par les leaders communautaires « les leaders communautaire doivent collaborer pour qu’on atteigne les attentes de la population dans le cadre de la paix », a-t-il déclaré.L’administrateur adjoint du territoire de Beni, Colonel Kaloni Shalunga Marcel , a salué cette initiative « La paix est une aspiration de tous. Nous avons des groupes armés locaux et étrangers notamment l’ADF. Ce projet est le bienvenu. Nous allons sensibiliser la population et œuvrer ensemble pour restaurer la paix » Ce projet s'articule autour de la promotion de la paix sociale, le dialogue et le vivre-ensemble, de la lutte contre les messages de haine dans la communauté, de la lutte contre la manipulation et la violence en société. Il bénéficie du soutien financier de l’ONG néerlandaise Mensen Met Een Missie (MMM) et mise en œuvre par la CDJP BUTEMBO-BENI dans le grand Kivu. Il est aussi effectué dans le province du Sud kivu, au Burundi, en Ouganda, et au Sud Soudan.Dans le Grand Kivu, trois zones ont été ciblées, Kasindi, une zone frontalière, Kabasha une région entre Beni et Butembo, deux villes importantes du grand nord et Oïcha, une commune régulièrement touchée par l’activisme des groupes armés, notamment les ADF.Les acteurs armés sont multiples et les intérêts parfois divergents. De plus, la méfiance entre communautés, alimentée par des années de violence, pourrait ralentir l’obtention des résultats du projet. Ce qui fait que l’environnement semble resté instable. 
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22 Mar, 2025 0 0

OICHA : Kahambu Rebecca accompagne psychologiquement des écoliers en détresse grâce à la formation reçue de CDJP/Butembo-Beni

KAHAMBU MITAVA Rebecca est une enseignante à l’EP MULAKOKU dans la commune rurale d’Oicha. Après la formation reçue de CDJP/Butembo-Beni sur l’accompagnement psychologique des enfants en milieu scolaire, Madame Rebecca aide les écoliers présentant des besoins d’accompagnement psychologique à surmonter leur traumatisme, grâce à une écoute psychologique.« Je suis parmi les enseignants bénéficiaires de la formation sur l’accompagnement psychologique en milieu scolaire à Oicha. Souvent, j’écoute des enfants qui manifestent des problèmes psychologiques via leurs comportements, et nous avons constaté une évolution. Par exemple, dans ma classe, j’avais un enfant qui était témoin oculaire du massacre de son père dans la brousse. Depuis lors, la psychologie de l’enfant s’est troublée, il était toujours distrait en classe, il venait à l’école quand il voulait et il restait seul dans son coin. J’ai dû parler à l’enfant et lui prodiguer des conseils pour surmonter ce problème. Aujourd’hui, l’enfant ne s’absente plus à l’école comme avant, il n’est plus distrait en classe, il n’est plus solitaire et commence à jouer avec les autres.Un autre enfant vit avec ses parents, mais il avait une mauvaise compagnie qui le poussait à s’absenter à l’école jusqu’à décider d’abandonner les études. Il me disait que c’était parce que ses parents ne voulaient pas lui acheter de belles chaussures. Ses parents sont venus m’informer que l’enfant voulait même se pendre. Je l’ai appelé, je lui ai parlé, je l’ai écouté plusieurs fois. Aujourd’hui, sa maman vient témoigner que l’enfant commence même à partir à l’église » témoigne Rebecca, enseignante à l’EP MULAKOKU.Cette perspective s’inscrit dans le cadre du projet de « renforcement de la résilience des populations vulnérables et transformation de conflits» exécuté dans la commune rurale d’Oicha par la CDJP/Butembo-Beni sous financement de Misereor. 
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19 Mar, 2025 0 0

Oicha: 80 déplacés de guerre initiés à la gestion des AGR et des AVEC

La CDJP/Butembo-Beni a initié les déplacés de guerre de la crise ADF à la gestion et au fonctionnement des Associations de Volontaires pour l'Epargne et le Crédit (AVEC) et des Activités Génératrice des Revenus (AGR) dans la commune rurale dOicha, en territoire de Beni. Ceci intervient après leur accompagnement psychologique, afin de les amener à la résilience face aux exactions subies pendant la guerre. C'est dans le cadre du projet de «renforcement de la résilience de populations vulnérables et transformation des conflits dans la commune rurale dOicha » financé par Misereor. Au cours de cette formation, l'animateur Grâce Mumbere de la CDJP/Butembo-Beni a indiqué que cette activité vise à doter les déplacés internes de compétences pratiques pour gérer des AGR adaptées au contexte actuel d'Oïcha et mettre en place des AVEC pour permettre l'épargne et l'accès au crédit. Les participants se sont regroupés en AVEC pour mettre en pratique leurs nouvelles compétences acquises. Au total, 10 AVEC ont été créées. « Nous leur avons appris à calculer les intérêts, tenir un registre de caisse, gérer lépargne et le crédit, et planifier leurs activités. Les AVEC, bien qu'informelles, sont plus adaptées aux réalités rurales, car les banques et les coopératives ne couvrent pas ces zones. Pour une AVEC, il suffit d'être membre et de contribuer régulièrement pour accéder au crédit. Les AVEC et les AGR initient les déplacés à la culture de lépargne. En épargnant régulièrement, ils pourront créer des activités durables et générer des revenus » a-t-il déclaré Les participants ont salué cette initiative. Pour eux, de telles compétences doivent être mises en pratique. Ils ont promis de mettre en oeuvre des AGR dès qu'ils auront réuni les moyens nécessaires pour débuter. « Nous avons appris à gérer une AVEC et à entreprendre. Dès que j'aurai de l'argent, je vais essayer de vendre de l'essence » souhaite Salambongo, lun des participants. Daini, 23 ans, envisage de vendre des chaussures: « Jai compris comment générer de largent grâce à une AVEC. Je vais constituer mon capital pour me lancer » explique-t-elle.   La commune d'Oïcha est une zone qui héberge plusieurs déplacés de guerre qui fuient les massacrés perpétrés par les rebelles ADF dans les villages de périphéries. Grâce à cette initiative, ces déplacés vont retrouver l'espoir et l'autonomie pour faire face aux défis socio-économiques.
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04 Mar, 2025 0 0

Diocèse de Butembo-Beni: La CDJP/Butembo-Beni accompagne les écoliers d’Oicha à surmonter leurs traumatismes

La CDJP/Butembo-Beni a encadré dans des thérapies de groupes psychologique les écoliers traumatisés par les conflits armés dans la commune rurale d’Oicha en territoire de Beni, province du nord kivu en RDC. Ceci intervient après la première phase de l’écoute psychologique qui avait permi aux psychologues de selectionner les écoliers les plus affectés. C’est grâce au soutien de Misereor dans le cadre du projet de “renforcement de la résilience de la population vulnerable dans la commune rurale d’Oicha”. Ces écoliers, dont la plupart ont été témoins de massacre de leurs parents ou sont eux-mêmes rescapés de massacres, bénéficient de thérapies de groupe pour surmonter leurs traumatismes.   « Nous les apprenons qu’il est possible de vivre avec un traumatisme sans en être totalement détruit, ils commencent à retrouver le goût de la vie, certains enfants qui se sentaient auparavant écrasés par leurs problèmes, expriment un soulagement émotionnel » depuis le début des séances de thérapie, des changements ont été observés chez ces écoliers explique Madame LILIANE SIVYALEGHANA psychologue au sein de la CDJP/Butembo-Beni. Pour poursuivre les therapies avec ces écoliers, les psychologues ont établi des méthodes. Entre autres les activités qui permettent aux enfants d’exprimer leurs émotions, celles qui aident à développer l’estime de soi et les compétences sociales, celles qui renforcent la confiance en soi et la cooperation et celles qui encouragent les enfants à verbaliser leurs sentiments.   Dans la commune rurale d’Oicha, la population vit dans l’insécurité depuis 2014 sous l’activisme des rebelles ADF. Les massacrés perpétrés par ces groupes armés se succèdent jour après jour. Les enfants subissent des profonds traumatismes dû aux consequences de ces massacres repétés.
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25 Feb, 2025 0 0

DIOCÈSE DE BUTEMBO-BENI: la CDJP/Butembo-Beni forme 88 enseignants de 15 écoles de la commune rurale d’Oicha sur les techniques d’encadrement des écoliers membres du club de paix

La Commission Diocésaine Justice et Paix a formé 88 enseignants de 15 écoles primaires de la commune rurale d’Oicha sur les techniques d’animation des clubs de paix, un groupe des écoliers sur chacun des quinze écoles qui apprenent la paix et travaille pour la reconstruire. Dans l’objectif de renforcer leurs capacités à accompagner les enfants membres de clubs de paix mis en place depuis avril 2024. La séance de formation s’est déroulée vendredi 07 février 2025, dans la grande salle de la paroisse Mabasele, diocèse de Butmbo-Beni. Au cours de cette formation, Grâce Mumbere, chargé de suivi et évaluation au sein de la CDJP a expliqué aux enseignants des techniques et les activités qu’ils doivent adopter pour animer efficacement les enfants. Le formateur a également proposé des activités essentielles dans les clubs de paix. C'est entre autres, explorer la paix, scènes de simulations, chansons et poèmes, champions de la paix, histoires pour la paix, sports pour la paix ainsi qu’un Leadership transformateur. Une scénette de simulation a été jouée pendant la formation dans le cadre de montrer la façon dont toutes les pièces de théâtre devront se jouer. « Nous voulons que les encadreurs des clubs de paix changent leur façon d’animer les enfants, c’est-à-dire faire du club de paix un lieu de libre échange sur la paix, afin que ces encadreurs amènent les enfants à être des messagers de paix auprès des autres et dans la communauté » a-il- Indiqué. Ainsi, les participants ont été outillés d’un registre pour programmer les activités et d’un module pour leur servir de guide pendant l’encadrement des enfants. Les enseignants rassurent qu’ils vont mettre en application des méthodes enseignées. « Pour reduire la violence dans le milieu éducatif et dans la communauté à travers ces enfants nous devons les encadrer favorablement en mettant en pratique les techniques enseignées pour qu’ils soient à mesure de les appliquer chez eux et ailleurs » a-elle déclaré Kanyere Amani, enseignante et encadreur du club de paix à l’EP CAMBOKO Les directeurs d’écoles et superviseurs des clubs de paix ont exprimé leur engagement à accompagner les clubs de paix, chacun dans son école respective.  «nous allons chaque fois planifier les activités avec les encadreurs, puis nous passons à la phase de suivi des activités et nous ferons des évaluations pour nous rassurer réellement que toutes les activités ont été effectuées et si ce n’est pas le cas, on programmera les activités restantes » a-t-il déclaré Ghislain SINGWITHEKI, directeur à l’EP KASOPO et superviseur du club de paix à cette école.  La commune d'Oicha est une zone d’insécurité sous l’activisme des rebelles ADF. Les enfants de cette région sont exposés aux dangers de tuéries, violence et kidnapping ou encore d’adhérer à la rébellion. C’est pourquoi, dans ce contexte difficile, leur éducation à la paix est nécessaire. Cette formation a été organisée dans le cadre du projet «de renforcement de la résilience des populations vulnérables et transformations des conflits dans la commune rurale d’Oicha» financé par MISEREOR.
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21 Feb, 2025 0 0

Crise ADF: Grâce à la CDJP/Butembo-Beni, 250 enfants bénéficient dune écoute psychologique à Oicha

La Commission Diocésaine Justice et Paix a fait des écoutes psychologiques d'enfants écoliers traumatisés par des conflits armés dans le contexte de la crise ADF. 250 écoliers issus de 15 écoles primaires ont bénéficié de cette assistance psychologique en commune rurale de Oicha, territoire de Beni dans le Diocèse de Butembo-Beni au Nord-Kivu. Ces activités sont organisées dans le cadre du projet de renforcement de la résilience des populations vulnérables et transformation des conflits dans la commune rurale dOicha, sous financement de MISEREOR. Les enfants à écouter ont été sélectionnés selon différents critères définis: enfant orphelin victime de massacre, enfant rescapé de massacre et enfant témoin direct des atrocités. Les plus touchés ou affectés vont passer à la phase suivante où ils suivront la thérapie de groupe et partageront quelques thèmes pouvant aider à la détromatisation. Mm LILIANE KAVIRA, psychologue à la CDJP/Butembo, a énuméré les types de traumatismes que subissent la plus part de ces enfants, en situation de guerre.  « Nous avons observé des insomnies, le replie sur soi, le désespoir. Ces enfants ont surtout des cauchemars. Certains ont vu leurs parents décapiter, cest pourquoi ils ont souvent des flash-backs de ces évènements» dit-elle. Cette écoute est la première phase avant de passer à la phase deux, consacrée à la psychothérapie. La deuxième phase sera focalisée aux enfants qui sont beaucoup plus affectés par la crise. « Après ces écoutes nous allons nous imprégner de la situation traumatique des enfants, le niveau dimpact de traumatisme sur leur personne afin de bien les encadrer dans des groupes thérapeutiques » a-t-elle indiqué.   Une écoute qui redonne espoir Les enfants ont particulièrement apprécié l'accompagnement de la CDJP/Butembo. En narrant leurs récits sur la guerre, ces enfants se sont sentis soulagés de voir ceux qui s'intéressent à leur traumatisme. « Je me sens soulager après avoir parlé au psychologue. Surtout quand il ma demandé de surpasser mes peurs; en fait javais perdu un parent dans le massacre, ce nétait pas facile pour moi » explique MARLICK, avec des larmes aux yeux. « Jétais tout le temps stressé par la perte de mes parents qui ont été massacrés dans le champ. Maintenant que viens de parler au psychologue je me sens bien » explique CLOVIS sous laire froide. « On était au champ, ma mère, mon petit frère et moi, les ADF sont venus on a couru tous, à la mal chance ils ont attrapé mon frère et ils sont partis avec lui; jusquaujourdhui mon frère nest jamais revenu. En parlant aux psychologues de ce qui sétaient passé je me sens soulager, surtout quand elle ma conseillé de mintégrer dans des groupes bienveillants où je pourrais trouver refuge auprès des autres à chaque fois que je suis stressé » explique CHRISTOPHE, un écolier rescapé de massacre. Depuis 2014 en territoire de Beni, les civils sont victimes de massacres commis par les rebelles ADF, ayant causé plusieurs milliers de morts. Les enfants sont parmi les personnes les plus vulnérables face à ces exactions, provoquant ainsi des traumatismes aux survivants des massacres.